ven 11 avr 2008

Institutrice

11 04 2008

J'ai aimé ce métier. J'ai commencé par des suppléances, certains remplacements ne duraient que deux semaines, les congés de maternité c'était l'aubaine. Mais c'était toujours difficile de quitter une classe qu'on aimait, et au bout d'un certain nombre d'années, j'ai été titularisée, j'ai eu un poste fixe, j'ai été nommée à Lanrivoaré, j'ai dû chercher sur la carte où se trouvait cette commune car j'étais originaire du sud finistère. Mon mari était aussi instituteur. Nous avons été titularisée en même temps et nous avons obtenu un poste double. Brest se remettait de la guerre, et était couverte de cités de baraques. On s'est plu à Lanrivoaré, c'étaitdifficile, il n'y avait que deux classes par école car il y avait une école de filles et une école de garçons car à cette époque dans le Léon on ne mélangeait pas les filles et les garçons et nous les gens du sud on trouvait les gens du Léon un peu rétrogrades. Nos classes comportaient donc plusieurs divisions et c'est là que nous avons appris notre métier. Ensuite les écoles ont été géminées et celà a été très positif car il y avait une émulation entre filles et garçons. La classe où j'ai le plus pratiqué c'est le cours moyen 1ère année. Après Lanrivoaré nous sommes partis à Scrignac et c'est là que j'ai passé la plus grande partie de ma vie avec Huelgoat comme "capitale", un climat rude qui nous changeait de Douarnenez. Notre école avait été bombardée pendant la guerre et nous étions dans des baraques. Ensuite nous avons été nommés à Brest, mon mari à l'école élémentaire des Quatre Moulins où il est devenu directeur, et moi à Saint Exupéry en CM1 toujours. Et c'est de ce poste là que j'ai pris ma retraite. On était très consciencieux, on prenait notre métier à coeur, les enfants étaient quelque chose d'important, on était une génération de la guerre, on avait souffert et on voulait que les enfants réussissent. Au début le papier était rare, il ne fallait pas gaspiller, on avait des vieux livres qu'on héritait d'autres écoles, à Brest après c'était plus facile. La ville était plus riche tandis que dans les petites communes rurales ce n'était pas riche. Les promenades scolaires se déroulaient en fin d'année et j'essayais toujours de trouver en endroit original, on apportait le pique nique, on apprenait des chants aux élèves pour chanter dans le car, c'était des belles journées pour finir l'année scolaire.

SMS :

Jé aimé se boulot. jé comensé par dé suppléanses, certun renplacements ne duré ke 2 seméne, lé congé de maternité cété l'obéne. Mé cété tj dificil de kité 1 clase kon aimé, é au bou d'1 cert1 nb dané, gé été titularisé, gé u 1 poste fix, gé été nomé a lanrivoareé, gé du chérché sur la carte ou se trouvé cete comune kar gé été originére du sud finistére. Mon mari été osi prof. Nou avon été titularizé an meme tan é nou avon obtenu 1 poste double. Brest se remété de la gére,é été couvérte de cité de barake.on cé plu a lanrivoaré, cété dificile, il ni avé ke 2 clase par école kar il i avé 1 école de fille é 1 école de gars kar a cete époke dan le léon on ne mélangé pa lé filles é lé garson é nou lé gen du sud on trouvé lé gen du 1 pe rétrograde. no clase comporté donc plusieur division é cé la ke nou avon apri notre métié. ensuite lé école on été géminé é cela a été tré positif kar il y avé 1 émulation entre fille é garson. la clase ou gé le plu pratiké cé le cour moyen 1ére ané

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